Dans le Doubs, l’État envoie les forces de l’ordre contre des agriculteurs à bout (Putsch.media)

5 of 5 (1 Vote)

Bonjour, un article soumis par un lecteur que vous connaissez ; ) et on le remercie, tout ce que ça m'inspire, c'est que c'est la honte, par contre, pas touche aux dealers, pauvres troupeaux, et pauvres agriculteurs, la ils savent utiliser la force...., durs avec les faibles, et accommodants avec les forts...

vaches doubs

Au petit matin, dans la campagne froide du Doubs, neuf camions de CRS ont déboulé pour encercler une ferme et empêcher plusieurs centaines de citoyens, d’éleveurs et de syndicalistes de la Coordination Rurale et de la Confédération Paysanne de bloquer l’abattage d’un troupeau. Quatre-vingt-trois vaches laitières, vaccinées depuis plus d’un mois contre la dermatose nodulaire contagieuse, ont été euthanasiées sous escorte policière, malgré la mobilisation d’environ trois cents personnes et l’appel à des analyses complémentaires afin de comprendre l’évolution du virus.

Selon les témoignages recueillis sur place et les images diffusées par une auditrice de la Matinale Tocsin, l’opération a pris des allures d’intervention antiterroriste. À Pouilley-Français, un agriculteur a été extrait de son tracteur, plaqué au sol puis placé en garde à vue pour tentative d’homicide. Les gendarmes affirment qu’il aurait reculé dans leur direction au volant de sa machine. Un tir de LBD a aussi été relevé, sans blessure grave selon certaines sources, mais un manifestant a tout de même été touché à l’épaule par un projectile, entraînant l’ouverture d’une enquête du parquet de Besançon sur la proportionnalité de l’usage de la force.

Pour le fils de l’agriculteur interpellé, également arrêté pour refus d’obtempérer, la scène a été traumatisante. Sur place, les éleveurs, venus défendre ce troupeau qu’ils considéraient comme protégé par la vaccination, n’ont cessé de répéter qu’ils demandaient simplement des analyses supplémentaires avant d’en arriver à une destruction massive de bêtes en bonne santé. Plusieurs ont dénoncé une attitude brutale des forces de l’ordre, certains affirmant que les autorités étaient prêtes à « taper » pour faire passer la procédure.

Le communiqué de presse de la Coordination Rurale de Haute-Vienne reprend la colère qui traverse le monde paysan. Selon son président, Thomas Hégarty, ces 83 bovins abattus « froidement » incarnent une nouvelle dérive technocratique, où des décisions sanitaires sont prises dans des bureaux déconnectés du terrain. Le document officiel dénonce un « massacre organisé » et affirme que les animaux étaient vaccinés conformément aux règles, protégés depuis plus de trente jours comme l’exige la réglementation.  Pour la Coordination Rurale, l’État s’enfonce dans une logique de rigidité administrative qui étouffe un monde agricole déjà exsangue, pris en étau entre pressions sanitaires, contrôles PAC intensifiés et sanctions à répétition.

Cette intervention spectaculaire révèle en creux une fracture béante. D’un côté, un appareil d’État capable de mobiliser 173 gendarmes, neuf camions de CRS, des tirs de gaz lacrymogènes et même un LBD pour abattre un troupeau vacciné. De l’autre, des éleveurs qui voient leur métier s’effondrer et leur détresse ignorée. Beaucoup dénoncent une disproportion totale des moyens employés contre des agriculteurs désorientés, quand la lutte contre le narcotrafic ou l’insécurité quotidienne semble, elle, faire l’objet d’une tout autre tolérance administrative.

Sur la ferme des Lhomme, la journée s’est terminée par un champ vide, un troupeau détruit et quatre personnes interpellées. Mais elle marque surtout un tournant. Un climat de défiance inédit s’installe entre un monde paysan à bout de souffle et un État jugé sourd, inflexible et prêt à employer la force pour imposer des décisions sanitaires contestées. Comme le résume Christian Convers, secrétaire général de la Coordination Rurale, invité dans la Matinale Tocsin : les autorités glissent « vers une dérive brutale » face à des éleveurs qui demandent simplement que la science et le bon sens prévalent.

Dans le Doubs, ce mardi 2 décembre, les vaches ont été abattues. Mais c’est peut-être bien autre chose qui est mort ce jour-là : la confiance des paysans envers l’État chargé de les protéger.

Source : Putsch.media via Mail

 

 


Gravatar
mich
Bill gates n'a pas encore assez de terre en Amérique et en Ukraine, il veut aussi celles de l'Europe et comme beaucoup appartiennent a de petits paysans, il ne peut pas les acheter a la différence des grandes exploitations qui marchent par actions... donc le but c'est de les faire couler pour racheter a pas cher en plus... pcq un paysan qui vit du lait, quand on abat son troupeau, il n'a plus de rente a la différence des éleveurs a viande.
De toute manière l'armée française est destinée uniquement a nous combattre, elle n'est pas dimensionné pour combattre une autre armée. On appelle ça joliment armée de métier... ce sont des chiens de garde qui obéissent a leur maître contre la gamelle... ne l'oublions pas quand les simplets vous diront "soutien inconditionnel aux forces de l'ordre".

0
Gravatar
Feyt
L'état cherche surtout à anéantir les petites structures familiales afin de complaire à l'Union Européenne.
0

1000 Characters left


Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Contrairement au journal Le Monde, et à de multiples organes de presse et institutions, nous ne recevons aucun don de la fondation Bill & Melinda Gates, ni des aides a la presse du gouvernement.

Aussi une aide financière est toujours appréciée. ; )

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don mensuel réccurent via Tipeee

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Pour nous contacter écrivez à Contact@lamourfou777.fr

Merci,

Inscription à la Crashletter quotidienne

Archives / Recherche

Sites ami(e)s