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C'est grave par ce que ça veut dire qu'Enedis a menti, je vous remets ci dessous le courrier que moi j'ai reçu, et je n'ai PAS eu le choix, pourtant je me suis opposé jusqu'au bout....

linky obligatoire

Jeudi 15 décembre, l’Agence France presse (AFP) a diffusé une dépêche titrée « Électricité : le relevé de compteurs payant à partir du 1er janvier pour certains clients non équipés de Linky » et dont le contenu a été repris par de nombreux médias et sites web. Or, même si ce qu’a écrit l’AFP n’est pas formellement faux, le fait est que la plupart des gens qui ont vu passer cette information ont été désinformés.

En effet, les personnes qui résistent depuis 2015 à l’invasion des compteurs communicants verts fluo ont juste à faire une auto-relève de leur consommation sur le site web du distributeur d’électricité Enedis, ou par téléphone, pour échapper au moins jusqu’en 2025 à la facturation actuellement agitée pour les intimider.

Notons qu’il s’agit bien d’une simple facturation, parmi les nombreuses autres figurant dans le catalogue des prestations d’Enedis, et en aucun cas d’une amende : les 4 millions de foyers encore équipés de compteurs ordinaires ne sont pas hors-la-loi.

Il était donc totalement injustifié de titrer sur l’infime partie des « anti-Linky » – quelques étourdis ? – qui ne feront pas cette auto-relève et paieront effectivement 5 euros par mois.

La véritable information que l’AFP aurait dû mettre en exergue est bien différente : en reconnaissant que l’on peut légalement garder son compteur ordinaire, sans avoir rien à payer ou en échange d’une modeste facturation de 5 euros par mois, Enedis avoue enfin que le Linky n’est pas obligatoire, ce que nous clamons depuis sept ans.

Et cela tombe bien car la récente affaire des cumulus illustre parfaitement l’une des principales raisons qui ont poussé tant de citoyens à s’opposer au programme Linky. Rappelons donc qu’un arrêté ministériel du 22 septembre 2022 autorise Enedis à utiliser les compteurs Linky pour empêcher le réchauffage de l’eau des cumulus pendant les heures creuses de la mi-journée, et ce sans l’accord des habitants.

Or, depuis 2015, il était partout prétendu que, avec les Linky, les habitants allaient pouvoir « maîtriser leur consommation » et « devenir acteurs » de cette consommation. Et finalement la première utilisation spécifique du Linky relève exactement du contraire : une prise en main autoritaire et arbitraire par Enedis et le gouvernement. Loin d’être acteur, l’habitant « linkysé » est au contraire totalement dépossédé de son libre arbitre.

Or, au vu du délabrement avancé du parc nucléaire d’EDF et des probables pénuries d’électricité à venir, il paraît inévitable que le pouvoir utilisera bientôt les compteurs Linky pour couper ou réduire arbitrairement l’accès à l’électricité des citoyens.

On peut d’ailleurs légitimement craindre une utilisation de classe des Linky, avec des coupures « en dentelle » épargnant les habitants aisés et réservées, sur le principe élaboré en Chine du « crédit social », aux pauvres, ruraux, « déviants », etc.

Seuls les « sans-Linky » peuvent encore échapper à une utilisation arbitraire des compteurs électriques. Et contrairement à ce qui a été écrit ici où là, ces gens ne se désintéressent pas des nécessaires efforts pour éviter le black-out électrique, ils font même partie des citoyens les plus attentifs à économiser l’énergie.

Mais, une fois de plus en France, les prétendues « élites » politiques et industrielles se croient habilitées à infantiliser les citoyens et à prendre des mesures arbitraires à leur place. Outre ses autres tares – surfacturations, dysfonctionnements divers, risques ondes et incendies, captation de donnée sur la vie privée, etc – le Linky est bien l’expression de ce mépris technocratique aveugle qui mène la France dans le mur.

Après que 10 milliards ont été gaspillés dans le programme Linky, et au lieu de lancer de ruineux chantiers de réacteurs nucléaires qui ne manqueront pas de finir en désastre comme celui de l’EPR de Flamanville, il faut absolument stopper la fuite en avant technocratique et technologique de nos sociétés, et préférer la modestie, la sobriété, les énergies renouvelables… et le respect des citoyens.

Source : Politis.fr

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