Des perspectives noires encore, mais réalistes, il est bien loin le temps de gilets jaunes, mais, vus comment le gouvernement les à traité, les Français(es) sont traumatisés, pourtant, il y aurait de quoi se mobiliser. Mais je ne suis même pas sûr que ça changerait quelque chose, le système est corrompu jusqu'à l'os et à cause de l'arnaque de la dette (et du "quoi qu'il en coute" d'Emmanuel Macron qui à crâmé la caisse pour RIEN) il n'y a plus aucune marge de manœuvre, de plus, hélas comme si ça ne suffisait pas, nous ne sommes qu'à la veille des réels soucis (informations complémentaires), aussi bien malins celui qui saura de quoi l'avenir sera fait...

Entre flambée à la pompe, hausse des prix à prévoir en rayons et faibles hausses de salaires, les prochains mois s’annoncent particulièrement difficiles pour les Français, dont beaucoup n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de vie d’avant la crise inflationniste de 2022.
Dans ce supermarché de l’Est parisien, chaque achat ressemble à un arbitrage. On prend, on observe, on repose. Le prospectus listant les bonnes affaires n’est jamais loin. «J’ai 1000 euros de retraite dont 800 qui partent dans mon loyer», s’excuserait presque Haddad, le dos courbé par ses 75 ans autant que par ses cabas. «Avec 50 euros aujourd’hui, tu n’as rien. Donc on essaie différentes enseignes et on prend où c’est le moins cher», ajoute-t-elle. Pour de nombreux Français, la période n’est plus aux petits plaisirs. Aux difficultés quotidiennes s’est récemment ajoutée l’envolée du prix des carburants. À cause du conflit au Moyen-Orient, le litre de gazole a augmenté de 30% depuis fin février, quand celui d’essence a pris 14%.
Peu reluisant, le tableau risque encore de s’obscurcir dans les prochains mois. La flambée du pétrole pourrait en effet n’être que la première étape d’un nouveau choc inflationniste. Alimentation, produits d’entretien, transports... La valse des étiquettes ne devrait rien épargner. De l’autre côté, les salaires progressent peu dans un marché du travail déprimé. Contraint par le niveau de son déficit et de sa dette, l’État est dans l’incapacité de mener une nouvelle politique du «quoi qu’il en coûte». Les rares mesures annoncées face à la hausse des prix à la pompe sont ciblées et intégralement compensées par des économies. Le cocktail parfait pour faire de 2026 une année noire pour le pouvoir d’achat.
«C’est la pire année depuis 2013, s’alarme Éric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). Il y a quelques mois, nous anticipions un petit gain pour 2026. Avec le conflit, il disparaît.» «Nos prévisions tablent sur une chute de 0,6 point du pouvoir d’achat sur le deuxième trimestre. C’est un chiffre important», abonde Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade. L’ampleur du choc sur le reste de l’année dépendra de l’évolution du conflit entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne, ainsi que des tensions dans le détroit d’Ormuz. «Si fin mai ou début juin, la circulation dans le passage n’est pas rétablie, les prix de l’énergie vont vraiment s’emballer et on risque une récession», estime Maxime Darmet.
Les Français pas tous logés à la même enseigne
Comme lors du précédent choc inflationniste de 2022, causé par le déclenchement du conflit en Ukraine, tous les Français ne vont pas être touchés de la même façon. Les gros rouleurs sont sans surprise les premières victimes de l’envolée des prix à la pompe. C’est également le cas des ménages qui se chauffent au fioul ou au gaz, dont les prix flambent également à cause du conflit au Moyen-Orient. À l’inverse, les propriétaires de voitures électriques et de pompes à chaleur s’en tirent à bon compte. Grâce à ses centrales nucléaires et sa production d’énergies renouvelables, la France parvient à garder un prix de l’électricité bas.
Du côté des revenus, en revanche, personne n’avait anticipé le choc inflationniste. «Donc tout le monde va perdre», prévient Maxime Darmet, d’Allianz Trade. Au 1er janvier 2026, les pensions de retraite n’ont progressé que de 0,9%, soit le niveau moyen de la hausse des prix enregistrée en 2025. Les actifs ne s’en sortent pas vraiment mieux. Les négociations salariales du début d’année dans les entreprises ont débouché sur une maigre progression moyenne de 1,73%, selon une étude du Centre études & data du Groupe Alpha. En face, la hausse des prix en 2026 pourrait atteindre 1,8% selon l’OFCE, et 1,9% selon Bercy. 2026 sera donc au mieux une année blanche pour les salariés.
«On n’a pas fini d’absorber le choc de 2022»
Plus inquiétant, le marché du travail montrait déjà des signes d’essoufflement avant le conflit au Moyen-Orient. Le taux de chômage est ainsi passé de 7,3% fin 2024 à 7,9% fin 2025. Depuis mars, cette tendance s’accélère. Les intentions de recrutement chutent de 6,5% en 2026 par rapport à 2025, selon une récente enquête de France Travail. «Les destructions d’emplois et la chute de revenus qu’elles génèrent vont accentuer le phénomène de perte de pouvoir d’achat en France», prévient Éric Heyer. Pire, «avec un marché du travail au ralenti, le pouvoir de négociation des salariés est faible. Il va être difficile de demander de fortes augmentations dans le futur», juge Maxime Darmet. La pilule est d’autant plus amère pour les Français que les dernières années ont déjà été marquées par des pertes de pouvoir d’achat. «On n’a pas fini d’absorber le choc de 2022», confirme Éric Heyer. Quatre ans après, les salariés en paient toujours les conséquences, même si l’ampleur de la crise actuelle est pour le moment plus mesurée.
Un contexte explosif qui fait craindre le déclenchement d’un nouveau mouvement de contestation sociale, similaire à celui des «gilets jaunes» en 2018. Le gouvernement, conscient de cette menace, tente de montrer qu’il agit. Mais contraint à une politique de restriction budgétaire, du fait d’un déficit à plus de 5% du PIB, il semble largement impuissant. Ce mardi, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé une nouvelle série de mesures pour aider les Français les plus pénalisés par la crise énergétique, dont un «dispositif d’accompagnement» pour quelque trois millions de «grands rouleurs». Le jour même, l’exécutif reconnaissait devoir faire six milliards d’euros d’économies pour absorber les conséquences de cette crise.
Soiurce : Le Figaro.fr
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