Macron/PPS : Bruno Justet balance tout sur un scandale d'État ! (Tocsin)

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Aujourd'hui dans la matinale,

Le lanceur d’alerte Bruno Justet révèle un nouveau volet du scandale d’État Macron/PPS, Guy de la Fortelle vous explique pourquoi la crise énergétique est loin de se terminer et Régis de Castelnau et Alexandre Langlois reviennent sur les dessous de la perquisition avortée de l’Élysée par le PNF.

« Ce scandale risque d’être enterré dans les prochaines semaines si rien n’est fait pour médiatiser l’affaire. »

Bruno Justet révèle un nouveau volet du scandale Macron/PPS : les dirigeants du groupe Milee ont liquidé de manière préméditée leur holding avec le silence complice des autorités pour accoucher du plus gros plan social en France depuis quarante ans.

Le plus gros plan social depuis quarante ans (11 000 salariés) est l’œuvre de trois patrons au passé sulfureux (Éric Paumier, Frédéric Pons et Guillaume Salabert, connus sous le nom de trio PPS), proches de la Macronie et qui ont agi avec le silence complice de l’administration. Déjà invité sur Tocsin, le lanceur d’alerte Bruno Justet, ex-employé de Hopps Group, révèle aujourd’hui le second volet du scandale Macron/PPS, à savoir ce qu’il appelle une liquidation judiciaire « préméditée » au sein de son ancien employeur, Hopps Group/Milee. Cette holding s’est d’abord gavée d’aides publiques et de chômage partiel pendant le Covid, puis a organisé méthodiquement son naufrage pour faire payer les dégâts par l’assurance chômage tout en recréant une structure propre à côté. Car au moment même où les dirigeants de Milee demandaient la liquidation judiciaire du groupe, une autre holding, Gaios Group, détenue par ces mêmes dirigeants, récupérait les contrats et les actifs sains, tandis que les 11 000 salariés se retrouvaient licenciés et que le règlement de leurs indemnités retombait sur l’AGS. C’est exactement ce que documentent aujourd’hui, en détail, les enquêtes d’Attac Bruxelles sur les comptes consolidés et les montages financiers du groupe.

Le caractère prémédité et cynique de la manœuvre ne fait plus aucun doute dès lors que Bruno Justet montre à l’antenne la retranscription audio d’une conversation entre l’un des dirigeants de Hopps Group et ses collaborateurs, retranscription que notre invité a fait authentifier par un commissaire de justice : « Nous avons volontairement coupé tous les liens entre Hopps Group, Milee etc. et Gaios Group », avant d’expliquer qu’il a déjà la décision de liquidation du tribunal de commerce dans la poche avant qu’elle soit officiellement rendue : « ce groupe va être liquidé dans la soirée ou demain ». Le même PDG se vante d’avoir négocié avec Auchan en expliquant que « ce groupe c’est pas nous hein. Nous maintenant c’est Gaios Group, on est tout beaux, tout propres ». Et il lâche surtout cette phrase hallucinante : « Pour votre info, on l’a fait avec l’accord des liquidateurs et des mandataires et pas l’accord officiel du tribunal parce qu’on n’avait pas besoin de demander l’accord officiel mais on les a prévenus de ce qu’on voulait faire et pourquoi on le faisait. Ils ont très bien compris ». Au bout de la chaîne, ce sont les AGS, le fonds qui indemnise les salariés licenciés, financé par les cotisations de toutes les entreprises, qui paient la note : « On privatise les profits et on mutualise les pertes. Quand je dis on privatise les profits, c’est-à-dire qu’on les vole, hein. On vole, on siphonne, on récupère et on amène la société vers sa mort », analyse Régis de Castelnau. Une autre pièce explosive du dossier exposée par Bruno Justet est l’enregistrement (lui aussi validé par un commissaire de justice) d’une conversation téléphonique avec un juge prud’homal impliqué dans le dossier : « pour le groupe Hopps ça va être vite réglé. Ils ont fait faillite exprès et ils sont venus avec les procédures exprès pour que ce soit les AGS qui paient les salariés », confirmant que « au ministère du Travail tout le monde sait très bien qu’ils sont venus, qu’ils ont programmé les liquidations judiciaires ».

Invité pour faire le lien avec les autres scandales politico-financiers de la Macronie, Régis de Castelnau décrit un système où des « aigrefins » rachetant ou contrôlant une entreprise en difficulté la vident de sa trésorerie, siphonnent les aides publiques, organisent son dépôt de bilan, puis récupèrent les actifs propres à prix cassé en laissant aux autres (salariés, URSSAF, fisc, cotisants) la facture. « Les vrais escrocs, ce sont ceux qui reprennent des sociétés ou les ont eues de façon normale et qui ensuite procèdent à ces opérations de liquidation préméditée. On va vider la caisse, on va scier la trésorerie, on va prendre des décisions qui ne seront pas dans l’intérêt de l’entreprise et des salariés ». En clair, ces pratiques scandaleuses ne sont pas un fait isolé mais un véritable système permis par l’impuissance organisée des institutions.

Enfin, la dernière idée, peut-être la plus glaçante, c’est la description d’un État et d’institutions – ministère du Travail, justice, syndicats majoritaires, même une partie de la gauche parlementaire – qui ferment les yeux, bloquent les procédures et laissent crever le lanceur d’alerte. Justet raconte comment son alerte officielle sur la fraude au chômage partiel, déposée dès 2021, a été enterrée pendant deux ans par l’Inspection du travail avant qu’on lui écrive, en 2023, « il n’y a pas de fraude au chômage partiel » malgré « 150 pièces justificatives » et « 70 pages de narratif ». En juin 2025, le ministère clôt officiellement l’alerte sous l’autorité de la ministre Panosyan-Bouvet, en niant la fraude alors même qu’un jugement prud’homal l’a reconnue comme systémique. Sur le versant pénal, le lanceur d’alerte attaque le parquet d’Aix-en-Provence qui ne fait « aucun acte significatif » pendant trois ans, laissant courir la prescription avant de préparer une irrecevabilité technique de sa plainte avec constitution de partie civile. Et lorsqu’il se tourne vers la commission des affaires sociales, l’IGAS ou les députés – y compris ceux de la France insoumise qui avaient crié au scandale – il se heurte au mur : « toute l’affaire est en train de s’écraser et on risque d’arriver vers rien du tout avec un lanceur d’alerte qui va finir dans la rue alors qu’ils ont volé des dizaines de millions d’euros avec la complicité des différents gouvernements ». Ce qu’il demande, au fond, c’est qu’on ne laisse pas cette affaire mourir dans le silence : alors que, le 27 avril et le 11 mai prochains, près de 500 dossiers prud’homaux des salariés licenciés de Milee doivent être jugés, il en appelle à vous, auditeurs et lecteurs, pour relayer, soutenir et rompre ce tête-à-tête inégal entre un lanceur d’alerte « au fond du gouffre » et un système politico-judiciaire décidé à tout enterrer.

 

Source : Mail

 


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