
Elle se prénome Karina et elle revient de loin. La petite fille, du haut de ses trois ans et demi a vécu livrée à elle-même onze jours durant, perdue dans la taïga sibérienne.
Mais elle n'était pas tout à fait seule, puisqu'elle doit son salut à la fidélité et à la chaleur corporelle de son chien.

Le père de la fillette, Rodion Chikitov, avait pris la route le 29 juillet dernier pour se rendre dans un village voisin. Selon le Sibérian Times qui relate cette histoire, la mère imagine que sa fille s'est aventurée seule dans les herbes hautes avant de finir par se perdre.
Sans téléphone, celle-ci a d'abord imaginé que la petite Karina et son chien avaient accompagné son mari. Ce n'est que quatre jours plus tard, le voyant rentrer seul, que la mère a pu alerter les secours.
"Quand le chien est revenu, on a cru que c'était terminé"
Une semaine plus tard, tandis que la centaine d'hommes mobilisée par les recherches avait déjà abandonné tout espoir de retrouver la fillette saine et sauve, la réapparition du chien a totalement abattu ses parents. "Les nuits sont très froides ici. Nous pensions qu'en tenant son chien contre elle, elle aurait une chance [de survivre]. Quand le chien est revenu, nous avons tous pensé que c'était terminé". Mais c'est justement le chien qui les aura conduit jusqu'au refuge de la fillette.
Karina, consciente bien qu'affaiblie, était en bonne santé au moment de sa découverte. Elle aura survécu, selon ses propres dires rapportés par sa mère, "en se nourissant de baies sauvages et en buvant l'eau de la rivière" toute proche, dans une région sauvage où il n'est pas rare de croiser des ours et des loups.
La petite Karina s'était aménagé une couche dans les herbes hautes. Elle ne présentait aucune blessure sérieuse, seulement des éraflures et des piqûres d'insectes.
Incroyable mais vrai?
L'histoire semble un peu trop belle pour ne pas éveiller la méfiance. D'autant que la mésaventure de Karina en rappelle une autre. En 1997, une femme belge nommée Monique De Wael était devenue célèbre sous le pseudonyme "Misha Defonseca" en publiant Survivre avec les loups.
Dans ce livre, elle racontait son histoire d'enfant rescapée de la Shoah, et prétendait avoir parcouru des milliers de kilomètres, avec des loups pour seuls compagnons de route. Son histoire avait été adaptée au cinéma avant que l'on ne découvre la supercherie. Catholique et non juive, elle avait en fait tout inventé.
En attendant, la petite Karina aura déjà gagné un surnom: "Mowgli". Quant au chien à qui elle doit en partie la vie, comble d'injustice, on en ignore le nom et en l'absence de photo, jusqu'à son museau.
Source : Lexpress.fr
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