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Bonjour à toutes et à tous,

Le serment d'Hippocrate engage le médecin à préserver la vie. Pourtant, à la Pitié-Salpêtrière, l'équipe de réanimation a décidé de limiter les soins d'un homme de 60 ans plongé dans le coma… avant qu'il ne se réveille et réclame, lucide, d'être soigné. Atteint d'une cirrhose sévère et de séquelles d'AVC, il avait pourtant, dans ses directives anticipées, exprimé clairement sa volonté de vivre et de recevoir tous les soins nécessaires. En vain : tribunal administratif comme Conseil d'État ont validé le choix des médecins, jugeant les traitements « inutiles, disproportionnés et source de souffrances ». Cette affaire illustre le glissement de notre société : d'une médecine vouée à guérir et à protéger la vie, on bascule vers une culture de « l'aide à mourir », où ce n'est plus le patient conscient mais l'institution qui décide s'il mérite encore d'être soigné. Un cas glaçant, à méditer.

reveille un coma il veut continuer a vivre mais les medecins sont contre
Dans un hôpital parisien, l’équipe médicale a pris la décision de limiter les actes médicaux sur un
patient d’une soixantaine d’année. Une décision à laquelle s’oppose sa famille.

 

Cest une histoire peu commune qui oppose l’équipe médicale d’un hôpital parisien et la famille d’un patient. Dans une chambre du service de réanimation de La Pitié-Salpêtrière (Paris 13è), un homme de 60 ans s’est récemment réveillé d’un coma. Il souffre d’une « cirrhose sévère compliquée d’épisodes répétés d’encéphalopathie hépatique », il présente également des séquelles liées à la survenue de plusieurs accidents vasculaires cérébraux.

Au début du mois de juin, l’équipe médicale a pris la décision de limiter les actes médicaux sur ce patient et de les stopper « en cas de nouvelles aggravations de son état, tout en maintenant un projet de soins » d’après les explications du Parisien. Une décision non comprise par la famille du retraité qui assure que leur proche avait « explicitement » demandé à continuer à vivre, dans ses directives anticipées. Il aurait également assuré à sa famille sa « volonté de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie ». Les médecins justifient cette décision au regard de l’état de santé dégradé du patient et de sa mauvaise réaction aux différents soins administrés. Pour les soignants, il n’existe actuellement « aucune perspective curative ».

Faire connaître ses directives anticipées

Les directives anticipées permettent de faire connaître ses souhaits concernant la fin de vie avant de ne plus pouvoir le faire en raison de l’évolution défavorable de son état de santé (coma, troubles cognitifs profonds, etc.). « Les directives anticipées n’ont pas vocation à être utilisées si vous êtes en capacité d’exprimer vos volontés. Elles expriment votre volonté portant sur les conditions de la poursuite, de la limitation, de l’arrêt ou du refus de traitement ou d’acte médicaux », précise le site internet du Service public. Dans le détail, il est possible d’indiquer si vous êtes favorable à la réanimation cardiaque et respiratoire, si vous vous opposez au branchement de votre corps sur un appareil à dialyse rénale, etc.

Récemment, la demande de recours de la famille a été rejetée par le tribunal administratif. Un refus confirmé également par le Conseil d’État. Dans les colonnes du Parisien, l’avocat du patient confie son incompréhension concernant cette situation : « les médecins ont pris une décision alors qu’il était dans le coma, mais qu’il s’est réveillé, est conscient, et a communiqué sur sa volonté d’être soigné ». Pour les médecins, les traitements envisagés sont « inutiles, disproportionnés et source de souffrances supplémentaires ».

Source : Santemagazine.fr

 

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